Extrait du journal Le Parisien, la nouvelle sur France Info
Le bailleur retire ses gardiens des Beaudottes
Dans la cité de 1 100 logements, le personnel d'Immobilière 3F a été victime de quatorze agressions physiques en dix-huit mois.
LA SITUATION est grave et inédite. Les loges des gardiens des anciennes
Beaudottes, à Sevran, vont rester fermées. Combien de temps ? Personne
ne le sait.
Le bailleur, l'Immobilière 3F (I 3F), espère pouvoir remettre du
personnel l'an prochain. « On a pris cette décision la mort dans l'âme,
confie l'un des directeurs d'I 3F. Pour nous c'est un échec, mais nous
n'arrivons plus à assurer la sécurité des gardiens. En 80 ans
d'existence, nous n'avons jamais connu un tel niveau de violence et de
tensions sur toute l'Ile-de-France. » En toile de fond, le trafic de
drogue.
« Dans l'urgence, il faut éviter un drame »
Menaces, coups de poing, de pierre, de pistolet à gaz... Depuis août
2006, quatorze agressions physiques de gardiens ont été recensées par I
3F, autant de plaintes suivies d'arrêt de travail et cinq mutations.
Seize appartements ont été squattés « pour entreposer la drogue ou se
réfugier en cas d'une descente de police », explique un policier selon
qui « le gardien est pris entre le marteau et l'enclume ».
Ou encore sur France Info :
Toujours au chapitre de la
violence malheureusement presque ordinaire, cette information dans le
Parisien, une cité qui va se retrouver privée de ses gardiens...
Et on passe de la violence des tribunes à la violence des cités : c’est dans l’édition de la Seine-Saint-Denis du Parisien-Aujourd’hui en France... avec une situation inédite dans une cité de 1100 logements à Sevran : le personnel de la société qui gère les gardiens d’immeuble a capitulé face à la violence... Les 11 gardiens victimes de quatorze agressions physiques en dix-huit mois sont retirés, les loges vont rester fermées. La société qui les emploie I3F parle d’échec face à la violence, il est devenu impossible d’assurer la sécurité des gardiens. L’I3F constate qu’en 80 ans d’existence, ses responsables n’ont jamais vu ça, n’ont jamais connu un tel niveau de violence et tensions, et c’est valable pour toute l’Ile-de-France. Dans la cité en question à Sevran, les habitants qui acceptent de témoigner le font anonymement, ils expliquent que tout le monde a peur des trafiquants de drogue qui contrôlent tout. Commentaire d’une habitante : si les gardiens s’en vont, ça va être un désastre, si on les retire ça veut dire que les dealers ont gagné. Le reportage à Sevran est dans l’édition de la Seine-Saint-Denis du Parisien-Aujourd’hui en France.
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