Relations tendues avec le PS à l'approche du scrutin
Les
rapports PS-PCF se sont brusquement tendus depuis un mois. A l'approche
des élections municipales et cantonales, les deux partis ont beau jurer
qu'ils cherchent l'union, chacun tente de gagner du terrain. Ou plutôt,
pour le PCF, de ne pas en perdre. Les deux directions devaient encore
se rencontrer, mercredi 14 novembre, pour trouver une issue aux
tensions locales.
Les élus communistes dirigent encore 36
villes de plus de 20 000 habitants. Avec 806 maires, 256 conseillers
généraux et 12 000 conseillers municipaux, le PCF occupe une place non
négligeable sur l'échiquier politique. Mais voici dix ans qu'il perd de
grosses villes, où le vieillissement des élus, l'absence de
renouvellement des projets municipaux et l'affaiblissement des réseaux
militants ont eu raison d'un ancrage historique. En mars, il peut en
perdre de nouvelles.
"Nous pouvons garder toutes nos villes et en reconquérir d'autres",
claironne Michel Laurent, membre de l'exécutif. Le ton assuré ne
parvient pourtant pas à cacher une réelle inquiétude. La direction du
PCF sait que, dans la banlieue parisienne, bien des positions sont
fragiles. C'est notamment le cas, en Seine-Saint-Denis, de communes
comme Pierrefitte et La Courneuve, que le PS risque d'emporter. Des
primaires sont également prévues à Montreuil, Bagnolet et
Aubervilliers, "sans danger réel", assure-t-on au siège du PCF. Mais, fait nouveau, le PS affiche désormais sa prétention à disputer "l'hégémonie communiste". Pour contrer ce vent de contestation de leur bilan et "stopper les poncifs faciles", les maires communistes de Tremblay, Saint-Denis, SEVRAN et Aubervilliers viennent de lancer l'association Rouge banlieue. [...]
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