Le Figaro Magazine. Banlieues : le cri d'alarme des maires
Extraits d’un article disponible ici dans lequel le maire de Sevran est plusieurs fois cité (si si, c’est bien le Figaro).
Monsieur le maire, j'ai besoin d'un logement», «Monsieur le maire, ma fille est au chômage», «Monsieur le maire, des dealers vendent de la drogue sous mes fenêtres»... Monsieur le maire par-ci, Monsieur le maire par-là...
En France, dès que l'on a un problème, l'élu auquel on s'adresse, c'est lui. Ceux qui se présenteront aux élections municipales doivent le savoir : le premier magistrat est au service de ses administrés, souvent de jour comme de nuit. Et ce mandat, qui n'est déjà pas simple à exercer dans un village, tient carrément du sacerdoce quand on dirige une commune de banlieue. Dans ces villes où les maux de la société française sévissent de manière infiniment plus aiguë qu'ailleurs, la fonction exige un dévouement sans bornes. Tout au long des émeutes de novembre 2005, on n'a cessé de les voir en première ligne. A la fois soucieux d'arrêter l'épidémie nocturne d'incendies de voitures et de bâtiments publics et d'éviter que l'on traite le problème des «quartiers» avec des idées simples, pour ne pas dire simplistes. Car ces politiques connaissent par cœur leur terrain, où se mêlent pénurie de logement, chômage, pauvreté, immigration, échec scolaire, violence et délinquance. C'est leur lot quotidien. Le Figaro Magazine a suivi pas à pas ces «pompiers» de la politique dans leurs bureaux, leurs visites et leurs réunions publiques. Et il publie en avant-première un manifeste aux candidats à la présidence signé par des dizaines de maires, droite et gauche confondues. [...]
«J'ai passé mon enfance à Argenteuil, dit Stéphane Gatignon, maire (PCF) de Sevran (Seine-Saint-Denis). Et j'ai travaillé à une thèse d'histoire sur le mouvement ouvrier dans cette commune.» Comme s'il fallait être issu de ce monde pour pouvoir le prendre en charge. […]
Stéphane Gatignon a six «gardes urbains» : les faibles moyens de la Ville ne permettent guère plus. Mais chacun d'eux entend faire front et agir pour la sécurité des quartiers. «C'est une reconquête, dit Stéphane Gatignon. Cinquante types dans une cité terrorisent le reste des habitants. Il faut établir un rapport de force pour les faire reculer.» Comme à Rosny où la mairie a repris le contrôle d'un petit centre commercial dominé par les bandes. Chaque maire parle des erreurs d'urbanisme commises dans le passé. A Sevran, par exemple, certaines cités ressemblent à des forteresses entourées de parkings «silos», une sorte de rempart contre tout regard étranger, notamment celui des policiers.
"A Sevran, par exemple, certaines cités ressemblent à des forteresses entourées de parkings «silos», une sorte de rempart contre tout regard étranger, notamment celui des policiers."
- C'est à dire...
- C'est quoi un parking "silo"?
- Quelles sont les certaines cités forteresses sevranaises ?
- Un spécialiste peut il m'éclairer en matière de fortification urbaine...
Rédigé par: Jacques | le 12 février 2007 à 09h43
la cité Montcelleux de Sevran, venez à la rue mazaryk, depuis quelques mois, le hall de l'immeuble devient un véritable fumoir, ici vous trouverez du shit, de marijuana, de l'héroïne. c'est la fête tous les jours jusqu'à 3h du matin.
Rédigé par: zouzou | le 03 mars 2007 à 23h01