Les élus du Stif (Syndicat des transports d'Ile-de-France) ont, une fois de plus, délibéré sur cette ligne de transport en commun. Une fois de plus, un schéma de rénovation a été approuvé. Le deuxième en un an et demi. Mais une fois de plus, c'est l'argent qui manque. Il faudrait 480 millions d'euros pour rénover l'ensemble de la ligne, avec de nouvelles rames et des trains plus réguliers. Le projet de « RER B + » prévoit en effet de créer deux voies réservées aux seuls RER, qui aujourd'hui doivent partager l'espace avec les trains de fret. Il doit assurer une régularité proche de celle du métro (3 à 6 minutes maximum entre deux trains contre un quart d'heure aujourd'hui dans certaines gares). Mais sur les 480 millions d'investissement, l'Etat refuse pour l'heure de mettre plus de 68 millions.
La région Ile-de-France réclame 100 millions supplémentaires. D'autant que le projet de liaison express vers Roissy avance. « La situation est dangereuse », explique Serge Méry, vice-président chargé des transports à la région, qui a reçu hier des élus de Seine-Saint-Denis à ce sujet. Parmi eux Stéphane Gatignon, le maire (PC) de Sevran, qui s'interroge : « Aujourd'hui, le Stif s'engage pour 130 millions d'euros et l'Etat 70 millions ! Comment va-t-on financer les travaux ? » Même son de cloche de l'autre côté de l'échiquier politique : « Il faut que ce projet soit prioritaire. Nous le disons depuis des années », commente ainsi Roger Karoutchi, patron de l'opposition UMP au conseil régional. « Pourtant, tout est prêt. Les marchés pour la rénovation sont passés. Les appels d'offres ont été lancés », explique Laurent Fourtune. De nouveaux arbitrages budgétaires doivent avoir lieu d'ici le 15 octobre entre l'Etat et la région afin de trouver enfin un accord de financement. Les premiers coups de pioche pourraient ensuite commencer dès le début de l'année 2007 à la gare de Mitry. Dans le meilleur des cas, l'ensemble du projet, lui, ne sera pas bouclé avant 2012. (extraits du Parisien)
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